Plaidoyer pour sauver les bâtiments des Scies Mercier


La présente est la documentation sur laquelle s’appuie mon opposition à la demande en démolition du bâtiment principal des Scies Mercier, et de ses deux annexes, nord et est, (ci-après : le bâtiment) sur le lot No 2 564 756, cadastre du Québec.

N.B.: Le Comité de démolition s’est réuni le jeudi 3 septembre 2020 pour recevoir virtuellement les arguments des parties. Le Comité rendra sa décision ultérieurement.

Par Yvan-M. Roy, historien local

1er argument :

En 2010, j’ai déposé une opposition à la démolition du bâtiment sur le lot 2 564 756. La décision du comité de démolition en 2010 fut de refuser la démolition. Dix années ont passé, et les propriétaires sont revenus à la charge en janvier dernier. Je me suis alors rendu sur les lieux le 27 juillet et j’ai constaté que les dix années passées n’avaient pas attaqué les fondations du bâtiment central bâti par le marchand Moses Cass vers 1865. En observant la ligne de toit des trois bâtiments subsistants, les chevrons centenaires ont gardé parfaitement leur forme d’origine. La tôle galvanisée des trois structures apparaît partout encore bien attachée aux planches des toits. Quant au parement externe et aux fenêtres, j’en ai conclu qu’il existe un besoin d’effectuer un remplacement.

Conclusion : Le bâtiment ne s’est pas détérioré depuis dix ans au point d’être devenu irréparable. Le Comité devrait rejeter la demande en démolition.

L’imposante maison à 3 étages construite par le marchand Moses Cass vers 1865, et l’atelier central sous le kiosque nord de la Terrasse du Chevalier de Lévis

En 1895, au 17 rue Saint-Laurent, l’atelier des Scies de Lévis (Saw Works), construction en brique de 3 étages démolie sans procès en 2018 pour faciliter la réparation de la Côte Fréchette (aut. Côte Davidson). Au 2,4,6, Côte du Passage la propriété achetée par Napoléon Mercier en 1912 pour y transporter Les Machineries Mercier et Les Scies Mercier dans l’entrepôt en bordure le la Côte Shaw (auj. Dorimène-Desjardins).
Source: Charles E. Goad, 1876 & 1895

2e argument

Adopté en 2011, le Plan d’urbanisme de Lévis ( RV-2011-11-22) expose en premier lieu les orientations, les objectifs et les moyens de mise en œuvre du Plan. Au Premier chapitre, Orientations 4 et Orientation 5 (Voir Annexe 1), le Plan stipule que la Traverse et le Vieux Lévis sont des élément identitaires majeurs et que pour sa part, la Côte-du-Passage est un axe routier identitaire majeur. Le terrain des Scies Mercier longe la Côte Fréchette qui relie la Côte-du-Passsage à la rue Saint-Laurent (autrefois rue Commerciale), l’artère principale du quartier de la Traverse. Depuis 2013, les bâtiments de Scies Mercier figurent dans le classement des 50 sites et bâtiments incontournables du patrimoine industriel québécois. (Ministère de la culture et des communications).

http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail .

Le kiosque nord de la Terrasse du Chevalier de Lévis, les Scies Mercier, et à l’arrière plan, le Canton Labadie, le plus ancien faubourg sur le plateau de falaise de Lévis

Conclusion : Le Comité de démolition doit déclarer que la démolition des Scies Mercier est contraire à la préservation de l’identité Vieux-Lévis, ainsi qu’ à la conservation d’un des 50 sites industriels patrimoniaux du Québec.

3e argument :

De 1861 à 1864, le siège de la nouvelle ville de Lévis se trouvait dans la deuxième maison, côté nord-est, rue Wolfe, à 50 mètres du bâtiment actuel des Scies Mercier. Dans les décennies qui suivirent, tout citoyen qui arrivait à la jonction de la Côte du Passage, de la rue Wolfe et de la Côte Davidson (auj. Côte Fréchette) se trouvait au cœur de la nouvelle ville, au carrefour des quartiers marchands, résidentiels, industriels, et maritimes. La partie la plus ancienne des Scies Mercier fut construite par le marchand Moses Cass, établi à Lévis en 1861. Cass avait acheté en 1863 de Peter. A Shaw le lot 597 de Notre-Dame (auj. démembré en 2 434 475 et 2 564 756), sur lequel il érigea par la suite une maison de 3 étages en brique (2 434 475) et un entrepôt (2 564 756) . La maison en brique est aujourd’hui recouverte d’un parement d’aluminium blanc, tandis qu’en 1912, l’entrepôt Cass est devenu l’atelier de réparation et fabrication de Scies Mercier.

C’est à cette époque Napoléon Mercier entreprit de confier à son fils Napoléon Jr la direction de Machineries Mercier, et à Alphonse celle de la direction de Scies Mercier.

Napoléon Mercier entouré de ses fils, dont Napoléon Jr à sa droite, et Alphonse à sa gauche.
A.R. Roy, photographe- Collection Estelle Portelance
Le bâtiment central vers 1920, côté nord est. À remarquer le parement de planches blanchies à la chaux, la cheminée arrière et les fenêtres à guillotines.


Le bâtiment central le 27 juillet 2020, côté sud-ouest.

Conclusion : Les bâtiments des Scies Mercier ne sont pas instables et constituent un des derniers éléments de l’architecture industrielle et traditionnelle du Vieux-Lévis.

4e argument :

Napoléon Mercier a été le quatrième ouvrier dans la chaîne des maîtres inventeurs et chefs d’entreprises qui se trouvent à l’origine du travail spécialisé à Lévis en matière de fonderie, métallurgie, machinerie et mécanique.

1er Maître de la chaîne : Benjamen Tibbets, natif de Fredericton, innnova en 1842 en proposant d’ajouter à la sortie du cylindre à haute-pression d’un engin à vapeur un second cylindre à basse-pression, ce qui fut une première mondiale. Benjamen fut l’associé de James Tibbits de 1845 à 1853 dans l’opération d’une fonderie à l’anse Tibbits, face à la Citadelle de Québec.

Source : Commission des monuments historiques du Canada

Né en 1813 à Scotchtown, Nouveau-Brunswick, Benjamin Franklin Tibbets avait d’abord appris à Frederickton le métier d’horloger. Passionné par les engins à vapeur, il s’était rendu à Montréal et en Nouvelle-Angleterre pour parfaire ses connaissances en métallurgie et en mécanique. Il travailla plusieurs années dans des fonderies et ensuite deux ans à l’Atelier Tibbets Machine Shop, à Montréal.

(source : https://www.cnrs-scrn.org/northern_mariner/vol19/tnm_19_413-424.pdf )

Il revint à Frederickton en 1843 et fit les plans du  » Reindeer’, puis durant la construction, manufactura dans une fonderie locale pièces de son engin, les assembla, et enfin installa l’engin. Le Reindeer fut lancé en 1845. Le Reindeer était presque deux fois plus rapide que les autres ‘steamers », les besoins en combustibles étaient réduits de moitié. Cet engin à vapeur demeura en service pendant plus de 50 ans ..

En 1846, Benjamen Tibbets s’associa James Tibbit, également originaire du Nouveau Brunswick. James Tibbits possédait un chantier naval à Pointe-Lévy (Anse Tibbits). Les associés entreprirent la construction d’une fonderie de 4 étages pour répondre aux besoins locaux, produire les diverses pièces métalliques des navires à voile, et surtout pour manufacturer les bouilloires et les pièces des engins à vapeur destinées au marché maritime. Selon Pierre-Georges Roy,  » James Tibbits fit venir des contre-maîtres d’Angleterre et d’Écosse et ceux-ci montrèrent leur métier de fondeurs à bon nombre de Canadiens-français qui devinrent plus tard aussi habiles que leurs maîtres.  » (P-G. Roy, Profils Lévisiens, tome 2)

Benjamen Tibbets mourut de tuberculose à Scotchtown le 19 novembre 1853. Six mois auparavant, à Lévis, il avait posé sa signature à la fin du 11e acte rédigé par le jeune notaire Léon Roy *, un contrat d’apprentissage qui liait le jeune Joseph Jelley, fils de William Jelley, à la Fonderie Tibbits pour 5 années (Acte no 11, L. Roy, N.P.) * Léon Roy fut le père des historiens Joseph-Edmond Roy, et Pierre-Georges Roy

Source: https://www.cnrs-scrn.org/northern_mariner/vol19/tnm_19_413-424.pdf – The Novelty and the Compound Marine Engine in Central Canada




Le 2e maître de la chaîne  : Benjamin Huot Saint-Laurent

Pierre-Georges Roy a rapporté ( Profils Lévisiens, tome 1) que Benjamen Huot dit Saint-Laurent avait fait son apprentissage de mécanicien sous M. James Tibbits. En 1858, Benjamin Huot avait lui-même construit une fonderie au pied de la Côte Davidson (auj. Fréchette). Il y fabriquait toutes les pièces nécessaires aux engins des moulins et même des bateaux.  » Il était propriétaire du brevet de la fameuse turbine Rose Wood, du brevet pour les scies à faisceaux de Mulay, etc. etc. » Il avait à son emploi près de 50 ouvriers. » C’est probablement Benjamin Huot qui fabriqua en 1864 l’engin à double piston de l’  »Arctic », le premier traversier à hélice à être utilisé été comme hiver entre Lévis et Québec.(P. -G. Roy, Profils Lévisiens, tome 1)

Le 3e maître de la chaîne : Damase Lainé

Natif de Saint-Gervais, Damase Lainé fit son apprentissage de mécanicien à l’établissement de Benjamin Huot dit Saint-Laurent. En 1864, il ouvrit une fonderie à la haute-ville . Lainé avait demandé au marchand Charles-William Carrier de lui avancer quelques capitaux. Une compagnie fut organisée sous la raison  » La Fonderie Canadienne ». En 1868, la fonderie avait tellement progressé que le marchand Carrier vendit son fonds de commerce pour se consacrer uniquement à la fonderie. En 1869, la Fonderie Canadienne déménageait à l’est de la Halle Lauzon sur le quai McKenzie ( Auj. Quai Paquet), près du débarcadère des traversiers. (P.-G. Roy, tome 2

En 1871, l’entreprise prit le nom de  » Fonderie Carrier et Lainé  », En 1880, l’entreprise opérait dans 4 vastes bâtiments, dont le dernier avait 200 pieds sur 80, l’équivalent d’une patinoire olympique contemporaine, et qui servait à construire des locomotives, des wagons et des engins, etc.


Les ateliers de Carrier & Lainé sur le quai Mckenzie à Lévis

En 1884, Lainé avait réalisé pour l’architecte Eugène-Étienne Taché, dans la tour du nouveau Parlement, l’escalier en spirale qui permet d’accéder au mécanisme de l’horloge construite par l’inventeur Cyrille Duquet et dont le mécanisme fonctionne chaque jour depuis 130 ans.

Description video: : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/emissions-capsules-promotionnelles/decouverte-assemblee/AudioVideo-6101.html
Point de départ de l »escalier en spirale du Parlement à Québec (6 étages, 165 marches). À toutes les époques depuis les temps anciens l’esprit,le génie, et la fierté des maîtres d’oeuvre s’est exprimé dans la réalisation d’escaliers particuliers .L’architecte Taché et le maître fondeur Damase Lainé ont signé cet œuvre.
Sur les contremarches, la signature Carrier & Lainé, Lévis, Fabricants

En 1885, Lainé avait réalisé une première au Québec, soit la réalisation de la statue de Mgr Déziel, les ouvrages de même nature jusque là avaient toujours été réalisées France.

Dans les bonnes années, l’entreprise Carrier & Lainé employait plus de 200 ouvriers. L’entreprise cessa ses opérations en 1908. Les bâtiments furent démolis en 1929.

De 1880 à 1900, Damase Lainé fut membre du conseil municipal de la ville de Lévis.


Carte postale de la rue Laurier, le Poste de police et d’incendie, suivie des usines Carrier & Lainé vers 1905
Carrier & Lainé, de part et d’autre de la rue Commerciale (Auj. Saint-Laurent)

Le 4e maître de la chaîne : Napoléon Mercier

Napoléon Mercier (1851-1933) est né à Iberville, fils de Jean-Baptiste Mercier (1824-96) et de Josette Ménard (1827-1916). Son père était le frère ainé d’Honoré Mercier (1840-94, premier ministre du Québec de 1887 à 1891. Sa cousine Esther Mercierfille d’Honoré Mercier, était l’épouse de Lomer Gouin, premier ministre du Québec de 1905 à 1920.

Napoléon Mercier s’était marié en 1874 à Délima Ruel à l’église de Saint-Valérien de Milton, un village immédiatement à l’est de Saint-Hyacinthe. On peut constater l’arrivée à Lévis de Napoléon Mercier dans le répertoire des adresses de Québec-Lévis publié en juin 1890. La mention de  »pension » accompagne son nom à l’adresse 71, rue Commerciale, une maison à 3½ étages située immédiatement du côté sud-ouest de l’Escalier Rouge, à quelque 50 mètres du grand atelier de Carrier & Lainé. Dans les années qui suivirent, et dans les contrats notariés à l’étude du notaire Léon Roy, on découvre que Napoléon Mercier se présenta alternativement comme travailleur de scie, mouleur-démouleur et finisseur, mécanicien, et machiniste.


Source : L’indicateur de Québec et de Lévis, 1890-91

Scies Mercier - Annuaire Marcotte - 1914-1915
 (Source: Annuaire Marcotte, 1914-15)

La maison de pension du 71, rue Commerciale était située entre l’Escalier Rouge et la terrasse du
Restaurant l’Escalier, à une cinquantaine de pas de l’Usine Carrier & Lainé (Source Google)
Le Club Union, 71,Commerciale (Saint-Laurent) ou Napoléon Mercier en 1890 demeura en pension . La pension était située au sud-ouest de la Scierie de Télesphore Paradis (voir l’entrepôt à gauche de l’Escalier Rouge) .

Au cours des ans, les  »Machineries Mercier » avaient développé une grande expertise en machinerie navale. En 1921, la société d’assurance Lloyds de Londres publia à l’attention des capitaines et armateurs un bottin de références . Les Lloyds précisaient pour chaque grand port du monde la liste des spécialistes à qui les capitaines devaient s’adresser pour espérer la couverture d’assurance. Les Lloyds avaient inscrits les Machineries Mercier parmi les 5 références pour le Port de Québec. En 1921, Napoléon Mercier Jr dirigeait les Machineries Mercier.

Scies Mercier - Lloyd's Register of shipping - 1921
Source: Lloyd’s Register of Shipping, Vol 1. London, 1921

Le 5e maître de la chaîne : Alphonse Garant

Fondée en 1895 par Télesphore Garant, l’entreprise Garant livre aujourd’hui plus de 11 millions de produits par année à travers l’Amérique du Nord. Bien qu’on l’associe souvent aux pelles, Garant fabrique une multitude de produits qui sont utilisés chaque jour par des milliers de Québécois, et ce, chaque saison. (https://www.journaldequebec.com/2020/01/20/125-ans-dhistoire-sous-le-signe…).

Son petit-fils Alphonse Garant était un visionnaire. Après la Deuxième Guerre Mondiale, Alphonse Garant eut le flair d’aller rencontrer les frères Mercier afin de leur présenter une offre pour l’achat de Scies Mercier et de Machineries Mercier. La vente fut conclue semble-t-il à la satisfactions des parties. Napoléon Mercier Jr était alors président de Machinerie Mercier et son frère Alphonse, président de Scies Mercier

Les Industries Garant ne mirent pas la main sur des bâtiments quelconques. L’entreprise prit surtout possession d’un atelier à la fine pointe, avec en prime, cent ans de haute technologie lévisienne (1846-1946) et finalement une précieuse clientèle (le  »goodwill ») d’entrepreneurs forestiers des provinces du Nouveau-Brunswick, de Québec, de l’Ontario et des états limitrophes du nord de la Nouvelle-Angleterre. Mercier Inc. a conservé le branding  »Mercier » pour s’adresser au secteur forestier de l’industrie. Les produits Mercier pour scieries industrielles se vendent aujourd’hui à la grandeur de l’Amérique du Nord.

Cent-Trente ans

Mercier a été fondé en 1890 et Garant en 1895. Deux entreprises d’abord indépendantes, puis intégrées depuis 1947, 125 années de développement nationnal et internationnal.. Vraiment méritoire. Chapeau bas et Hommages au génie des fondateurs, Napoléon Mercier et Télesphore Garant.

Les vieux bâtiments de Scies Mercier méritent de conserver une place autre que celle illustrée sur d’antiques photographies. Il faut sauver les Scies Mercier de la brutale démolition. Les bâtiments des Scies Mercier, c’est l’image de la dynamique industrielle de deux grandes familles. La démolition nous fera passer pour un peuple d’iconoclastes. Il ne restera que l’asphalte d’une rue pour rappeler la mémoire et passage des fondateurs Mercier et Garant.

CONCLUSION FINALE : Pour toutes les raisons énumérées ci-dessus, je demande donc au Comité de démolition de rejeter la demande en démolition des bâtiments Scies Mercier situés au 225, rue Napoléon Mercier ( lot 2 564 756, cadastre du Québec) .

ANNEXE 1 

Règlement RV-2011-11-22 sur le plan d’urbanisme de Lévis

CHAPITRE I – GRANDES ORIENTATIONS, OBJECTIFS ET MOYENS DE MISE EN OEUVRE

Les orientations, au nombre de neuf, couvrent l’ensemble des thèmes identifiés par la Ville de Lévis :

Orientation 1: Positionnement local, régional et métropolitain ……..

Orientation 2 : Milieux de vie …….

Orientation 3 :: Réseau urbain ……

Orientation 4 : Éléments identitaires majeur.Une histoire et une culture affirmées et perpétuées

En résumé : La quatrième orientation s’inscrit en lien avec la reconnaissance et la mise en valeur des potentiels distinctifs culturels et patrimoniaux. Cette orientation concerne les axes routiers identitaires et les noyaux traditionnels ainsi que les éléments identitaires majeurs qui ont été identifiés en tant que potentiels distinctifs.

diversité et à la richesse lévisienne. Il s’agit du patrimoine bâti, concentré à l’intérieur de plusieurs noyaux traditionnels, du patrimoine archéologique, des axes routiers identitaires, ainsi que des divers autres éléments identitaires majeurs.

Axes routiers identitaires : Chemins ruraux et agricoles dont certains donnent accès au fleuve Saint-Laurent et aux rivières Beaurivage, Chaudière et Etchemin.

Noyaux traditionnels : Le Village de Saint-Nicolas, le Vieux-Saint-Étienne-de-Lauzon, le Vieux-SaintRédempteur, le Vieux-Charny, le Vieux-Sainte-Hélène-de-Breakeyville, le Vieux- Saint-Romuald, le Vieux-Saint-Jean-Chrysostome, le Vieux-Saint-David, le Vieux-Lévis, le Vieux-Lauzon, le Vieux-Pintendre, le secteur de la Traverse.

Éléments identitaires majeurs : Le fort Numéro-Un, le siège social du Mouvement Desjardins, les anses et les crans rocheux, les Chutes de la Chaudière, la Terrasse de Lévis, le Chantier maritime Davie Québec Inc., la Traverse, le Vieux-Lévis, le Pont de Québec, les cultures de Saint Nicolas et le Parcours des Anses. Ces axes routiers, noyaux traditionnels et éléments identitaires majeurs peuvent bénéficier d’une mise en valeur se traduisant notamment par une meilleure identification, une accessibilité accrue, ainsi qu’une mise en réseau à l’échelle locale, régionale et métropolitaine. Les secteurs de la Traverse et de la côte du Passage sont de bons exemples alors qu’ils constituent une des portes d’entrée au territoire lévisien et permettent la découverte des éléments patrimoniaux.

Objectif 4.1Protéger et mettre en valeur les territoires d’intérêt historique et culturel.

La Ville de Lévis comprend un ensemble de territoires d’intérêt historique et culturel.

Ces éléments identitaires appartiennent à différents types de patrimoine dont l’agricole, l’archéologique, le domestique, le ferroviaire, l’industriel, l’institutionnel, le maritime, le militaire et le religieux.

Objectif 4.2 Mise en valeur des noyaux traditionnels

La Ville de Lévis est caractérisée par la présence de 12 noyaux traditionnels qui se distinguent en raison de leur caractère historique et patrimonial. Ces noyaux ont été identifiés précédemment (voir objectif 3.2). Précisons que les noyaux traditionnels du Vieux- Lévis et du Vieux-Lauzon se distinguent en raison de l’importante concentration de bâtiments anciens qu’on y retrouve. La Ville compte aussi un certain nombre d’axes routiers identitaires. Ceux-ci traversent principalement des milieux agricoles, ruraux et urbains etcertains constituent des vitrines sur le fleuve Saint-Laurent, et les rivières Beaurivage, Chaudière et Etchemin.

Objectif 4.3 Assurer la pérennité et la mise en valeur des éléments identitaires majeurs

La présence d’éléments identitaires majeurs sur le territoire permet de distinguer la Ville deLévis et de la positionner avantageusement sur l’échiquier régional, provincial

et même international. Ainsi, le fort Numéro-Un, le siège social du Mouvement Desjardins, les anses et crans rocheux, les Chutes de la Chaudière, la Terrasse de Lévis, le Chantier maritime Davie, la Traverse, le Vieux-Lévis, le Pont de Québec, les exploitations agricoles de Saint- Nicolas et le Parcours des Anses constituent des symboles qui doivent être reconnus, protégés et mis en valeur, ceux-ci représentant une richesse pour l’ensemble des Lévisiens et des Lévisiennes.

Objectif 4.4 Assurer la protection du patrimoine archéologique et sa mise en valeur riche en histoire…,

Objectif 4.5 Améliorer la structure d’accueil et l’aménagement des espaces publics du Vieux- Lévis, plus particulièrement la porte d’entrée du secteur de la Traverse et la côte du Passage et la Terrasse de Lévis

Le noyau traditionnel du Vieux-Lévis est un lieu fréquenté par l’ensemble de la population lévisienne, en plus de constituer une destination touristique d’envergure. Il est caractérisé par la présence de plusieurs bâtiments anciens d’intérêt patrimonial, par une mixité de commerces, d’institutions et de résidences, et par une trame urbaine serrée et des rues étroites

Orientation 5 : Des réseaux récréatifs structurés, interreliés et accessibles

Le Vieux-Lévis comprend principalement deux rues commerciales d’ambiance, la côte du Passage et la rue Bégin, ainsi qu’une porte d’entrée stratégique, le secteur de la Traverse. Correspondant au lieu d’arrivée et de départ du traversier Québec-Lévis, le secteur de la Traverse représente un élément important du réseau de transport de la Ville de Lévis. Il offre un accès direct aux noyaux traditionnels du Vieux-Lévis et du Vieux-Québec et est considéré comme l’une des portes d’entrée principales de la Ville.

Orientation 6 : Des pôles d’activités distinctifs et complémentaires, orientés sur l’innovation et le capital humain …..

Orientation 7 : Un réseau fonctionnel et efficace de transport intermodal ….

Orientation  8 :Milieu agricole et forestier. Un croissant vert dynamique et valorisé …..

Orientation 9 : Un environnement urbain et naturel, sain et respecté …..

ANNEXE 2

L’Édifice Scies Mercier, inclus dans le répertoire des bâtiments industriels patrimoniaux du Québec

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