Le 14, avenue Bégin, une construction nouvelle qui permet de tester l’application du Règlement sur les Plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) concernant les zones à caractère hautement patrimonial du Vieux-Lévis

Le samedi 18 octobre dernier, la Société d’histoire régionale de Lévis recevait dans la salle de l’Anglicane le conférencier Claude Martel  qui est venu traiter des notions d’Arrondissements  historiques, de Plans particuliers d’urbanisme (PPU) et de Plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). Ancien conseiller municipal de Lachenaie, M. Martel s’est démarqué  par la profondeur de ses connaissances, par la rigueur de sa démarche sur les questions d’urbanisme en milieu patrimonial, et par ses qualités de synthèse.

L’intégration d’un bâtiment nouveau

Au cours de son exposé, M. Martel a avancé que pour l’intégration d’un bâtiment nouveau dans un environnement traditionnel, il était de grande importance de respecter l’alignement des toits et la volumétrie des constructions existantes. Pour bien illustrer ses propos, il a fait projeter la photographie d’une nouvelle construction qui avait su bien respecter les critères et  objectifs du règlement sur les PIIA applicable dans le quartier du Vieux-Terrebonne, où se trouve le site historique de l’Île-des-Moulins.

L’intégration d’un bâtiment nouveau sur l’avenue Bégin

Qu’en est-il de l’implantation et de l’intégration du bâtiment actuellement en construction dans la partie sud-ouest de l’avenue Bégin, à côté de la maison historique portant le numéro 16, avenue Bégin , et non loin de la maison portant le No 8, où il y a 115 ans, a été fondée la Caisse populaire de Lévis ?

Le côté sud-ouest de l'avenue Bégin

Le côté sud-ouest de l’avenue Bégin. De gauche à droite le 2e bâtiment fut le second siège corporatif  de la Caisse populaire de Lévis (1920-1950)), tandis que le 5e  bâtiment fut celui du premier siège social (1920-1950).

La façade du 18, avenue du Passage

La façade du 16, avenue Bégin

Le 16, avenue Bégin, une maison de très grande valeur patrimoniale

Depuis 1950, la maison située au 16, avenue Bégin, abrite un commerce de manteaux de luxe et de haute couture. Cependant, ce n’est pas cette  partie de son existence qui en fait une maison de très grande valeur patrimoniale. C’est le fait que c’est la première propriété, acquise en 1919 par la Caisse populaire de Lévis, afin d’abriter le comptoir, le siège social, la chambre forte de l’institution, sans oublier le dernier bureau d’Alphonse Desjardins, décédé le 31 octobre 1920. De 1920 à 1950, la maison a vu défiler des milliers de sociétaires, pauvres et riches, venus y faire dépôts d’épargnes et d’affaires,

La plaque apposée par la Société historique Alphonse-Desjardins

La plaque apposée par la Société historique Alphonse-Desjardins et la chambre forte de la première propriété de la Caisse populaire de Lévis

La texte de plaque et la chambre forte de la premiere propriété de la Caisse populaire de Lévis

La texte sur la plaque et une photographie d’époque

Le contenu du texte

« Au mois de mai 1920, la Caisse populaire de Lévis déménage pour une troisième fois et s’installe au 14, rue Eden (aujourd’hui 16, avenue Bégin).

En achetant, au mois de septembre 1919, pour la somme de 5 000 $,  cet immeuble qui appartenait au peintre Eudore Bégin, la Caisse populaire de Lévis devient pour la première fois propriétaire de son siège social. Signe manifeste de sa bonne santé financière, la Caisse venait d’atteindre cette année-là son premier million d’actif.

La Caisse populaire de Lévis occupera cet immeuble pendant 30 ans, soit jusqu’en 1950, moment où elle emménage dans le nouvel édifice Desjardins, propriété de la Caisse centrale Desjardins de Lévis, spécialement érigé pour souligner le 50e anniversaire de la Caisse populaire de Lévis. »

Question sur l’application du Règlement sur les Plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) relativement à l’immeuble nouveau sur le côté sud-ouest le l’avenue Bégin.

Dans le processus menant à l’approbation du PIIA déposé pour la demande d’une construction nouvelle sur le côté sud-ouest de l’avenue Bégin, quelle importance la ville de Lévis a-t-elle attribuée au respect de l’alignement des toits et de la volumétrie des constructions existantes, respect qu’avait si bien recommandé le conférencier Claude Martel  dans son allocution du 18 octobre 2014 devant le gratin des élites de Lévis?

Alignement et volumétrie

Alignement des toits et volumétrie

 

La question :         Quelle importance par rapport à l’alignement et la volumétrie?

A) Une très grande importance    B) Une grande importance      C) Une certaine importance

D) Aucune importance                    E) Une certaine insouciance    F) Une grave insouciance

 

Sens commun ou Gros bon sens

C’est le «  »sens commun » ou le  »gros bon sens »  qui aurait du  guider toute personne intéressée par la conservation de l’image traditionnelle du Vieux-Lévis vers une réponse logique à la question sur l’alignement et la volumétrie.  C’est la recommandation que le conférencier Claude Martel avait proposée dans sa conférence devant le gratin de la ville de Lévis lors de sa conférence le 18 octobre 2014 à la salle de l’Anglicane au cœur du quartier historique du Vieux-Lévis.

Les décideurs de Lévis ont-ils  fait la  »sourde oreille » devant la sagesse de la recommandation ‘Martel », et pourquoi ?

 

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