Disparition de l’enseigne de bienvenue au Vieux-Lévis, Côte-du-Passage et Saint-Georges

Le 24 janvier 2015, le Comité de quartier du Vieux-Lévis posait la question suivante :

QUESTION :Combien de temps encore Lévis va-t-elle laisser se détériorer l’enseigne à l’entrée du plus important quartier historique sur la rive-droite du Saint-Laurent ?

A) 3 mois              B) 6 mois            C) 1 an           D) 3 ans           E) 5 ans           D) 10 ans

LA RÉPONSE:   B

Voir : https://cqvl.org/2015/01/24/le-test-sur-lenseigne-de-bienvenue-au-vieux-levis-rue-saint-georges/

LÉVIS A FAIT ENLEVER L’ENSEIGNE ET SCIER LES POTEAUX D’ENCADREMENT 

 

L'entrée sud au quartier historique Vieux-Lévis, angle rue Saint-Georges et Côte-du-Passage
L’entrée sud au quartier historique Vieux-Lévis, le 24 janvier 2015
L'entrée sud du quartier Vieux-Lévis, 24 novembre 2015
L’entrée sud du quartier Vieux-Lévis, le 24 novembre 2015   
L'un des deux poteaux encadrant  l'enseigne, scié à raz le sol
L’un des deux poteaux encadrant l’enseigne, scié à raz le sol

NOUVELLE QUESTION: 

Ou est maintenant rendue l’enseigne  ?

A) À la restauration                                          B) À l’incinérateur

C) Avec la cage de ‘’La Corriveau’’

 

Le CQVL

 

Le ‘’Patrimoine du futur’’ dans les Vieux-Quartiers, une approche adéquate … vraiment ?

La ville de Lévis a tenu le 10 juin dernier une soirée consultation afin d’entendre la population sur l’établissement d’un plan particulier d’urbanisme (PPU) pour le Vieux-Lévis. Certains groupes ont suggéré que les nouvelles constructions devraient privilégier une approche novatrice du type : «  le Patrimoine du futur ». Selon ces groupes, les constructions d’aujourd’hui seront le patrimoine du futur et lorsque l’on construit de nouveaux bâtiments ou que l’on fait des ajouts à des constructions anciennes, il faut garder à l’esprit que ces constructions seront les témoins de notre passage.

Voici donc dans le Vieux-Lauzon un exemple récent d’une construction  « Patrimoine du futur 2015 », érigée en annexe à l’ancien Hôtel de ville,  dont les générations à venir  pourront identifier comme témoin de notre passage.

Annexe 2015 à l'ancien Hôtel de ville de Lauzon
Annexe 2015 à l’ancien Hôtel de ville de Lauzon

C’est le Conseil d’arrondissement de Desjardins qui est responsable de l’acceptation ou du refus des plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) pour le Vieux-Lauzon, comme c’est la situation pour le Vieux-Lévis.

Rappelons que le samedi 18 octobre 2014, la Société d’histoire régionale de Lévis (SHRL) recevait dans la salle de l’Anglicane le conférencier Claude Martel  qui est venu traiter des notions d’Arrondissements  historiques, de Plans particuliers d’urbanisme (PPU) et de Plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA).  Au cours de son exposé, M. Martel a avancé que pour l’intégration d’un bâtiment nouveau dans un environnement traditionnel, il était de grande importance de respecter l’alignement des toits et la volumétrie des constructions existantes. Pour bien illustrer ses propos, il a fait projeter la photographie d’une nouvelle construction qui avait su bien respecter les critères et  objectifs du règlement sur les PIIA applicable dans le quartier du Vieux-Terrebonne, où se trouve le site historique de l’Île-des-Moulins.

L’ancien Hôtel de ville de Lauzon, construit sur la terre de Guillaume Couture,  forme le noyau du Vieux-Lauzon, avec l’église Saint-Joseph, le Presbytère, le Couvent et le Collège.

Première question : Dans le cas de l’annexe à l’ancien Hôtel de ville de Lauzon, l’application de l’approche  » le Patrimoine du futur » a-t-elle permis de respecter l’alignement du toit et la volumétrie du bâtiment principal ?

Seconde question : L’annexe a-t-elle augmenté ou diminué la valeur patrimoniale du bâtiment principal ?

Troisième question : L’annexe a-t-elle augmenté ou diminué le caractère patrimonial qui est celui des bâtiments environnants ?

CQVL vous invite à former votre opinion sur les effets d’une approche «   Patrimoine du futur » dans les quartiers à très grande valeur patrimoniale de Lévis, notamment dans le Vieux-Lévis.

 

 

 

Construction contemporaine dans l’environnement immédiat de la maison que le docteur Bénoni Guay avait fait construire pour son épouse Sara Bryant

Bénoni Guay (1811-64)  et Sara Bryant (1817-87)

Bénoni Guay naquit à Pointe-Lévy en 1811. Il fut admis à la pratique de la médecine à l’âge de 19 ans. Il se dirigea à Boston pour parfaire ses études. Il y pratiquait toujours lorsqu’en 1841, il  épousa une Américaine, Margaret Suzanna Sara Bryant. Pour convaincre sa nouvelle épouse de le suivre au Canada, il promit de lui faire construire à Pointe-Lévy une élégante maison du genre qu’il s’en trouvait dans plusieurs endroits de la Nouvelle-Angleterre.

La maison du docteur Bénoni, syndic-fondateur de la paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire
La maison du docteur Bénoni Guay, syndic-fondateur de l’église Notre-Dame-de-la-Victoire, angle des rues Saint-Georges et Saint-Thomas

Informations complémentaires

Source :  http://www.chaudiere.com/wm/wm.php?action=imprimer&inv=pa&id=05252

Adresse: 6015, rue Saint-Georges , à l’angle de la rue Saint-Thomas Arrondissement: Desjardins        Datation approximative: 1845

Selon l’état actuel des recherches, la maison de Bénoni Guay, construite peu après 1841, serait l’une des plus anciennes habitations du Vieux-Lévis. La maison a une importante valeur d’usage puisqu’elle servait à l’origine de cabinet à un médecin de campagne. Son importance historique tient du fait que le Docteur Bénoni Guay, le premier propriétaire, joua un rôle de premier plan dans l’érection des premières grandes institutions telles que l’église Notre-Dame-de-la-Victoire et le Collège de Lévis…

La maison Bénoni-Guay semble unique ce qui lui confère une importante valeur esthétique. De style Regency, elle se distingue par son appartenance au mouvement pittoresque. Ce cottage est si novateur qu’il ne peut qu’avoir été inspiré de modèles étrangers, vraisemblablement de la Nouvelle-Angleterre. Cela n’est pas surprenant puisque le médecin Bénoni Guay, au moment où il fait construire sa résidence, revient d’un long séjour de formation médicale à Boston alors que son épouse est originaire de cette ville. En outre, le jardin qui tient une place nécessaire dans les attributs du mouvement pittoresque a conservé toutes les qualités qui nous permettent d’apprécier la beauté de la propriété.

Plusieurs bâtiments du genre de la maison Bénoni-Guay ont été construits un peu partout au Québec. Depuis une cinquantaine d’années, plusieurs d’entre eux ont été démolis, notamment en raison de la qualité de leur emplacement. La maison Bénoni-Guay, implantée au milieu d’un grand terrain aménagé, a su conserver son terrain d’origine. Parmi les cottages qui subsistent, rares sont ceux qui ont conservé le cadre paysager qui, généralement, entourait ce genre de bâtiment.

Les maisons traditionnelles qui voisinent immédiatement la maison Bénoni-Guay sur la rue Saint-Thomas et la maison contemporaine ayant, semble-t-il, répondu aux exigences du Règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) concernant le Vieux-Lévis.

Toiture à la Canadienne, le 24, rue Saint-Thomas
Toit canadien, 24, rue Saint-Thomas, construction 1880
Toit mansard, 12, rue Saint-Thomas, construction 1880
Toit mansard, 12, rue Saint-Thomas, construction 1883
Toit mansard, 9, rue Saint-Thomas
Toit mansard, 9, rue Saint-Thomas, construction 1870
Maison contemporaine, 20, rue Saint-Thomas, construction 2015
Maison contemporaine, 20, rue Saint-Thomas, construction 2015

Des panneaux publicitaires ayant accompagné certaines constructions démesurées au coeur du Vieux-Lévis

En 1992, au pied de l’ancienne côte Labadie et de la côte Fréchette

 

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En 2012, soit 20 ans plus tard, sur la rue Saint-Louis

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La ville de Lévis s’engage auprès de ses vieux quartiers.

Il y a de l’espoir: le ville se penche sur l’avenir de ses quartiers patrimoniaux. Ce n’est pas encore un engagement formel de protection qui inclurait une reconnaissance patrimoniale délimitée officiellement, mais les signes sont encourageants quant à la volonté de la ville d’encadrer l’avenir de ses quartiers fondateurs.

À lire: article du Journal de Québec