Pour partager la riche histoire du Vieux-Lévis, pour protéger et mettre en valeur notre patrimoine, pour animer un quartier fier de ses racines et résolument tourné vers l'avenir.
Tous les deux ans, la Galerie Louise-Carrier met à la disposition des artistes de chez nous les espaces du parc de l’Anglicane pour leur permettre d’exercer leurs talents et d’offrir leurs œuvres au grand public. Cette année près d’une quarantaine d’artistes ont apporté pinceaux, peinture, chevalets et tableaux pour exposer chaque jour sous un soleil des plus radieux. La population était au rendez vous.
L’événement s’est tenu cette année les 18, 19 et 24 juin. Avons nous visité le dernier des Symposiums en ce lieu enchanteur, probablement? En effet, Lévis a accepté dans son dernier plan d’urbanisme (2011) de créer des lots à construire tout le long de la rue Henry sur le vaste terrain champêtre du côté ouest de l’Anglicane et d’y autoriser la construction de bâtiments à 3 étages.
Sommes nous en présence d’une mesure attribuable à :
a) l’ignorance b) l’insouciance c) la nonchalance d) l’indifférence e) l’insensibilité
f) la frivolité g) la stupidité h) la cupidité i) la dilapidation j) la désinvolture
k) l’incurie l) la bêtise ou m) toutes ces réponses
Au cours de 2015, la ville de Lévis a décidé de relocaliser la porte d’entrée sud du Vieux-Lévis ( jonction Saint-Georges et Du Passage) à un endroit 22o mètres plus loin au sud, au nouveau carrefour giratoire du boulevard Alphonse-Desjardins. Toujours en 2015, la ville a fait retirer l’enseigne au caractère traditionnel qui depuis 25 ans signalait aux visiteurs la bienvenue au Vieux-Lévis. Récemment, au centre du même carrefour, la ville a fait installer un indicateur de localisation de facture métallique et de style contemporain.
Déplacement de la porte d’entrée traditionnelle du Vieux-Lévis à 220 mètres plus au sud
Le carrefour giratoire Alphonse-Desjardins, nouvelle porte d’entrée du Vieux-Lévis et divers panneaux routiers
Le carrefour giratoire Alphonse-Desjardins, vue en direction nord prise à 30 mètres
L’entrée de la nouvelle porte d’entrée au Vieux-Lévis
À 20 mètres, la moitié inférieure du panneau indicateur est occultéAprès un engagement sur 15 mètres, le panneau indicateur apparaît sur le côté gauche d’une voiture.
La priorisation * :
Le logo de la ville: L’arbre de la coopération
Le nom de la ville: Lévis
Le nom du quartier: Vieux-Lévis
* Par le rang vertical, la taille du logo, et celle des lettres
Le gagnant : L’arbre de la coopération Le grand perdant : Le Vieux-Lévis
L’ancienne porte d’entrée du Vieux-Lévis
Vue de l’enseigne de bienvenue que la ville a fait disparaître en 2015
La priorisation * :
Le nom du quartier : Vieux-Lévis
La personnalisation : Le mot de bienvenue
* Par la taille des lettres, la grandeur de l’enseigne, l’utilisation de l’or sur fond rouge
En 2008, dans le document « Lévis, un patrimoine à protéger et à mettre en valeur», signé par la mairesse Danielle Marinelli, la ville a placé le Couvent de Lévis parmi les principaux bâtiments au sommet de l’inventaire du patrimoine architectural de Lévis :
« Il ne fait aucun doute que le Collège de Lévis, l’école Marcelle-Mallet (ancien couvent Notre-Dame-de-Toutes-Grâces) ou encore l’église de Saint-Romuald, par leur monumentalité et leurs qualités, forment à coup sûr des pièces maîtresses du patrimoine lévisien ». (p. 8)
Le Couvent de Lévis et la Maison des Scouts situés dans la zone urbaine P-2166
En 2008, le Couvent de Lévis apparaissait donc, aux yeux des techniciens et des politiciens, comme un bâtiment à protéger et mettre en valeur. La publication d’un tel énoncé de politique se devait normalement d’être suivi de mesures pour assurer nos seulement la protection et rayonnement des immeubles patrimoniaux, mais également l’intégration harmonieuse de toute nouvelle construction. En 2011, la ville de Lévis, toujours sous l’administration Marinelli, a adopté un plan d’urbanisme modifiant le zonage, les usages et les spécifications pour près de 3 000 zones urbaines. Il n’y eut rien pour ce qui concerne la protection du Couvent de Lévis et la mise en valeur de son environnement.
Au contraire, pour la zone urbaine P-2166 dans laquelle se trouve le Couvent de Lévis, le nouveau Plan d’urbanisme permet la construction d’un bâtiment de 5 étages alors que le Couvent n’en compte que trois.
Le bâtiment autorisé pourra compter jusqu’à 1 700 000 pieds cubes de volumétrie, soit 3 fois celle du Couvent de Lévis (600 000 pi.cu) et 8 fois celle de la Maison des Scouts (225 000 pi.cu). Un écrasement majeur.
Dès 2012, le Comité de quartier du Vieux-Lévis (CQVL) a dénoncé dans ses pages le brutal volte-face de la ville.
La ville de Lévis, malgré de beaux engagements et de belles promesses, continue la poursuite d’une planification insensible et irrespectueuse à l’égard de ses principaux bâtiments patrimoniaux.
À travers les années, il est apparu qu’il existe des promoteurs et des institutions financières qui n’ont aucun respect pour le patrimoine du Vieux-Lévis. La ville de Lévis a déjà fait en leur faveur des concessions excessives dans certains secteurs du Vieux-Lévis, notamment à la Traverse, et dans le quartier Notre-Dame. L’affaire du Couvent de Lévis se révèle des plus préoccupantes.
Le parc public de l’Anglicane est né de la volonté de la population de Lévis manifestée en 1975 pour la conservation à des fins récréatives de la superficie du terrain bordant le flanc ouest de l’Anglicane.
Dans le Plan d’urbanisme de Lévis adopté en 2011, la ville a indiqué, concernant les usages généraux permis par la réglementation sur le zonage et le lotissement ( Zone 2172), que le démembrement du petit parc de l’Anglicane et la construction d’édifices à trois étages y étaient autorisés.
Lotissement et constructions autorisés dans le petit parc de l’AnglicaneLes sept chênes du parc de l’Anglicane à l’automne
En 1975, plus de 1500 citoyens réunis à l’occasion de la « Fête des oiseaux » avaient participé à la plantation de 7 petits chênes pour manifester au conseil de Lévis leur reconnaissance. Deux ans auparavant, le conseil présidé par le maire Vincent F. Chagnon avait voté les crédits pour acquérir les lieux et par la même occasion en avait déterminé pour toujours la destination culturelle et récréative.
Les sept chênes du parc de l’Anglicane à l’hiver
Quel sera le sort de la rangée des sept vigoureux chênes qui aujourd’hui bordent le parc de l’Anglicane?
Est-ce que le démembrement du petit parc de l’Anglicane représente bien la volonté actuelle de la population de Lévis ?
C’est ce que le Comité de quartier des citoyens du Vieux-Lévis voudrait bien connaître.
L’édifice Plante et l’édifice Desjardins, (1950)La Caisse populaire de Lévis (1968), sur le modèle du pavillon de l’URSS, Expo 1967La Chanterelle (1971), rue Mgr Gosselin, inséré entre l’église Notre-Dame (1851). l’Hôtel-Dieu (1892) et le Collège de Lévis (1853)Le Duc de Lévy, rue Saint-Étienne (1972)L’édifice Saint-Georges (1972), à la porte d’entrée sud du Vieux-Lévis, en remplacement du Poste de police et d’incendie ( À l’arrière plan, le Duc de Lévy)Les Rives du Saint-Laurent (1989-92), en arrière plan, sur la droite, la Halle Lauzon (1864), premier édifice public construit par la Ville de LévisQuay d’Orsay-Diamant Bleu, 1998Jazz (2005), rue Saint-ÉtienneMéga-maison (McMansion) (2010), dominant la cime de la falaise, côte BéginEspace Saint-Louis (2012), rue Saint-Louis