Construction contemporaine dans l’environnement immédiat de la maison que le docteur Bénoni Guay avait fait construire pour son épouse Sara Bryant

Bénoni Guay (1811-64)  et Sara Bryant (1817-87)

Bénoni Guay naquit à Pointe-Lévy en 1811. Il fut admis à la pratique de la médecine à l’âge de 19 ans. Il se dirigea à Boston pour parfaire ses études. Il y pratiquait toujours lorsqu’en 1841, il  épousa une Américaine, Margaret Suzanna Sara Bryant. Pour convaincre sa nouvelle épouse de le suivre au Canada, il promit de lui faire construire à Pointe-Lévy une élégante maison du genre qu’il s’en trouvait dans plusieurs endroits de la Nouvelle-Angleterre.

La maison du docteur Bénoni, syndic-fondateur de la paroisse Notre-Dame-de-la-Victoire
La maison du docteur Bénoni Guay, syndic-fondateur de l’église Notre-Dame-de-la-Victoire, angle des rues Saint-Georges et Saint-Thomas

Informations complémentaires

Source :  http://www.chaudiere.com/wm/wm.php?action=imprimer&inv=pa&id=05252

Adresse: 6015, rue Saint-Georges , à l’angle de la rue Saint-Thomas Arrondissement: Desjardins        Datation approximative: 1845

Selon l’état actuel des recherches, la maison de Bénoni Guay, construite peu après 1841, serait l’une des plus anciennes habitations du Vieux-Lévis. La maison a une importante valeur d’usage puisqu’elle servait à l’origine de cabinet à un médecin de campagne. Son importance historique tient du fait que le Docteur Bénoni Guay, le premier propriétaire, joua un rôle de premier plan dans l’érection des premières grandes institutions telles que l’église Notre-Dame-de-la-Victoire et le Collège de Lévis…

La maison Bénoni-Guay semble unique ce qui lui confère une importante valeur esthétique. De style Regency, elle se distingue par son appartenance au mouvement pittoresque. Ce cottage est si novateur qu’il ne peut qu’avoir été inspiré de modèles étrangers, vraisemblablement de la Nouvelle-Angleterre. Cela n’est pas surprenant puisque le médecin Bénoni Guay, au moment où il fait construire sa résidence, revient d’un long séjour de formation médicale à Boston alors que son épouse est originaire de cette ville. En outre, le jardin qui tient une place nécessaire dans les attributs du mouvement pittoresque a conservé toutes les qualités qui nous permettent d’apprécier la beauté de la propriété.

Plusieurs bâtiments du genre de la maison Bénoni-Guay ont été construits un peu partout au Québec. Depuis une cinquantaine d’années, plusieurs d’entre eux ont été démolis, notamment en raison de la qualité de leur emplacement. La maison Bénoni-Guay, implantée au milieu d’un grand terrain aménagé, a su conserver son terrain d’origine. Parmi les cottages qui subsistent, rares sont ceux qui ont conservé le cadre paysager qui, généralement, entourait ce genre de bâtiment.

Les maisons traditionnelles qui voisinent immédiatement la maison Bénoni-Guay sur la rue Saint-Thomas et la maison contemporaine ayant, semble-t-il, répondu aux exigences du Règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) concernant le Vieux-Lévis.

Toiture à la Canadienne, le 24, rue Saint-Thomas
Toit canadien, 24, rue Saint-Thomas, construction 1880
Toit mansard, 12, rue Saint-Thomas, construction 1880
Toit mansard, 12, rue Saint-Thomas, construction 1883
Toit mansard, 9, rue Saint-Thomas
Toit mansard, 9, rue Saint-Thomas, construction 1870
Maison contemporaine, 20, rue Saint-Thomas, construction 2015
Maison contemporaine, 20, rue Saint-Thomas, construction 2015

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