Pour partager la riche histoire du Vieux-Lévis, pour protéger et mettre en valeur notre patrimoine, pour animer un quartier fier de ses racines et résolument tourné vers l'avenir.
Il y a déjà 80 ans, et la croix de Jacques Cartier érigée en souvenir de la vieille France royale et chrétienne
En fin de journée le vendredi 24 octobre 2014, sous la croix de Tempérance, quelques Lévisiens attendant le départ du Queen Mary 2 pour la vieille Angleterre
La percée visuelle de la rue Guenette, pour combien de temps encore ?
Mise à jour- 23 avril 2017
Le PPU Vieux-Lévis a prévu la construction d’un hôtel de 7 étages (22 m sur 100 m) entre la rue Saint-Laurent et la falaise, directement sous la percée visuelle du bas de la rue Guenette. La vue sur Québec sera maintenue, mais il y aura une perte majeure concernant la vue en plongée qui donne sur l’esplanade des jets d’eau du Quai Paquet.
Conséquence prévisible : Plus de 80% de l’esplanade échappera au regard des observateurs postés à la Croix de Tempérance érigée sur le plateau à la rencontre des rues Guenette et Fraser.
Coupe graphique latérale illustrant une vue à partir des fontaines du Quai Paquet et du monument du capitaine J.-E. Bernier, (cf: PPU Vieux-Lévis¨)Vue de l’emplacement actuellement libre ou sera inséré un hôtel de sept ( 8 ? ) étages qui s’élèvera jusqu’au talus au pied de la Croix de Tempérance, rue Fraser. Entre les bâtiments traditionnels de la Traverse, ( 3 étages-19e siècle) disparition sur 100 m. de la pittoresque falaise.
Le 26 août 2014, le Comité de démolition de Lévis a fait droit à la requête d’un promoteur qui en avril dernier avait demandé de pouvoir raser la maison Rodolphe-Audette afin de réaliser sur le terrain dégagé quelques condos contemporains de haute gamme. Le Comité a reconnu la très grande valeur patrimoniale de la maison. Il apparaît cependant que le Comité a surtout considéré le facteur de vétusté à 85% et le coût de remplacement à neuf de 598 913 $ tel que présentés dans le rapport d’une firme d’évaluateurs, pour accepter et justifier la requête du promoteur.
Nous désirons par la présente appuyer l’APMAQ de même que des citoyens du Vieux-Lévis dans leurs démarches visant la sauvegarde et la mise en valeur de la maison Rodolphe-Audette.
L’étude de l’architecte Michel Létourneau de l’APMAQ démontre clairement la grande valeur historique et architecturale de cette maison unique située en milieu patrimonial. De plus, cette demeure porte le témoignage du passage d’un personnage important du monde de la finance à Lévis et au Québec. Sa destruction priverait Lévis d’un exemple exceptionnel de maison somptueuse au tournant du siècle, un élément important qui enrichit le paysage architectural de la région. L’intérêt marqué actuellement pour les maisons monumentales devrait d’ailleurs faciliter la vente après restauration.
Nous vous invitons donc à résister à la pression des promoteurs et à tout mettre en œuvre pour assurer la sauvegarde et la mise en valeur de cette maison remarquable pour le bénéfice des générations actuelles et futures. Il en va du respect de deux valeurs importantes que notre gouvernement a appuyées par des projets de loi : la protection du patrimoine et le développement durable.
Nous souhaitons également que ce dossier connaisse un dénouement heureux et nous vous invitons à communiquer avec nous pour toute information supplémentaire.
Clément Locat, président
Comité Patrimoine
Fédération Histoire Québec
C.c. : Mme Hélène David, ministre de la culture et des communications
Vincent Couture, président, Société d’histoire régionale de Lévis
Comité de Quartier du Vieux-Lévis
Yvan Roy, citoyen engagé dans la défense du patrimoine lévisien
Michel Lessard, historien et auteur
Journal régional Chaudière-Appalache
P.s. par CQVL :
La Fédération Histoire Québec (FHQ), fondée en 1965 regroupe aujourd’hui plus de 250 sociétés membres à travers le Québec, œuvrant dans les domaines de l’histoire, du patrimoine, de la généalogie, de la muséologie, de l’ethnologie et autres champs connexes à l’histoire. C’est le plus important regroupement d’organismes du genre au Québec, dont on estime qu’il réunit quelque 40 000 membres individuels.
Permettez-moi de vous présenter brièvement notre association sans but lucratif : depuis plus de trente ans, des bénévoles oeuvrent à faire connaître et sensibiliser le public au patrimoine bâti ancien. Propriétaires de maisons anciennes ou passionnés d’histoire du bâtiment, ils totalisent aujourd’hui plus de 700 membres domiciliés dans plusieurs régions du Québec. Grâce à des visites thématiques de maisons anciennes, des conférences, des ateliers et la publication d’un bulletin trimestriel intitulé La Lucarne, notre organisme est devenu un incontournable. À preuve le regain d’intérêt envers le patrimoine québécois : émissions télévisées, articles de journaux, Facebook ou sites internet, en plus de réseaux tels la Fédération des Sociétés d’histoire du Québec.
Ceci étant dit, récemment notre comité de sauvegarde a été saisi du dossier portant sur la maison Rodolphe-Audette au 6410, rue Saint-Laurent dans le Vieux-Lévis. Après avoir pris connaissance de l’avis professionnel de Monsieur Michel Létourneau, architecte spécialiste en conservation du patrimoine, membre de ce comité et en se fondant sur la connaissance des lieux de plusieurs de nos membres, l’APMAQ apporte son appui le plus ferme à l’action présentement menée par les citoyens du Vieux-Lévis afin de sauvegarder cette maison. Notre Conseil d’administration avait mis de l’avant notre fort intérêt pour le Vieux-Lévis par une lettre adressée à la mairesse Danielle Roy-Marinelli en décembre 2011.
Cette maison a une valeur patrimoniale supérieure qui se fonde sur quatre des six valeurs normalement utilisées pour établir la valeur architecturale d’un bâtiment soit :
Valeur historique :
Tenant compte de l’historique de l’occupation de cette maison et le rôle joué par Messieurs Fraser et Audette dans l’histoire de Lévis, nous pouvons affirmer que cette maison contribue à l’expression identitaire du Vieux-Lévis; elle lui confère son originalité et sa personnalité et contribue puissamment à l’attraction et à l’intérêt que celle-ci peut exercer non seulement sur ses citoyens et sur les touristes mais aussi sur les investisseurs.
Valeur architecturale :
Selon le site du répertoire du patrimoine architecturel de la Ville de Lévis, la maison a été construite vers 1890, elle allie le style néo-georgien par son toit à quatre eaux et ses frontons classiques au style renaissance italienne par sa loggia et ses larges corniches à denticules. Le bâtiment tel qu’il est aujourd’hui a été amputé de certains éléments caractéristiques qui faisaient partie de son style initial. Les loggias sont typiques du style de Palladio.
Valeur de conservation :
Elle comporte encore une bonne partie de ses éléments caractéristiques tels son fronton classique et ses larges corniches. Par contre, son environnement est affaibli dû à la construction de bâtiments modernes en hauteur à proximité. Néanmoins, la maison pourrait être aisément intégrée à un projet d’ensemble.
Valeur de localisation :
Située dans un environnement regroupant de nombreuses maisons patrimoniales de tous les styles, elle fait partie d’un ensemble reconnu par le Plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA) adopté par la ville de Lévis et ce, même si elle n’est plus, hélas, dans un secteur comportant un (PPU) Plan particulier d’urbanisme. Sa situation géographique avantageuse et les maisons anciennes environnantes lui donnent un prestige supplémentaire.
Valeur d’unicité :
La maison Rodolphe-Audette est digne d’intérêt puisqu’elle est unique dans le secteur, tant par son architecture que par son histoire.
Notre position
À la lumière de notre expérience en la matière, nous ne pensons pas que les constructions nouvelles soient nécessairement incompatibles avec la sauvegarde du patrimoine bâti. Cependant, la conservation du bâtiment cité plus haut garantit le cachet unique du Vieux-Lévis, un bien précieux du point de vue touristique autant qu’identitaire et historique.
De nouvelles fonctions pourraient être attribuées au bâtiment en question et des interventions en ce sens pourraient être entreprises auprès des propriétaires. C’est ainsi que, dans de multiples cas, des immeubles anciens ont trouvé une nouvelle vie et ce, à la plus grande satisfaction de toutes les parties intéressées.
En tant que regroupement de citoyens appartenant à plusieurs régions du Québec et soucieux du patrimoine bâti, l’APMAQ forme le vœu que votre Conseil municipal s’associera à tous ceux qui souhaitent que Lévis préserve son patrimoine.
En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien accorder à notre position et en attendant une réponse de votre part, je vous prie d’accepter, Monsieur le maire, mes salutations distinguées
Le président,
Louis Patenaude
C.c. : Mme Hélène David, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec;
Société d’histoire régionale de Lévis, Monsieur Vincent Couture, président;
Comité de quartier du Vieux-Lévis;
Journal régional Chaudière-Appalaches;
Monsieur Yvan Roy, citoyen engagé dans la défense du patrimoine lévisien, originaire de Lévis;
Clément Locat, président du Comité patrimoine de la Fédération histoire Québec; Fédération histoire Québec;
Nos livres d’histoire sont presque muets sur la vie de Rodolphe Audette, 5e président de la Banque Nationale, de 1896 à 1921. Il s’il en va ainsi, bientôt l’histoire aura oublié à tout jamais l’héritage de cet homme qui, au milieu du 19e siècle, avait quitté le petit village de Beaumont pour devenir une des personnes les plus en vue au Québec de l’époque. La ville de Lévis décidera le 26 août prochain de la demande en démolition d’une belle et prestigieuse demeure que le banquier Audette s’était fait construire en 1910 sur la falaise de Lévis, devant le panorama de Québec. Retraçons les origines de Rodolphe Audette, établissons sa contribution au développement économique du pays, et rappelons les critères que devra considérer le comité de démolition de Lévis dans sa prise de décision.
La Maison Rodolphe Audette et la vue sur Québec
La maison Rodolphe Audette vers 1910, dans ses beaux jours. À remarquer la galerie et le fronton néo-clasique supportés par des doubles colonnesLa maison Audette, en instance de démolition, avril 2014Vue contemporaine sur Québec, Place de Paris et l’édifice Thibaudeau, coin inférieur gaucheVers 1905, Québec et l’activité maritime sur le Saint-Laurent
Un garçon de Beaumont aux origines écossaises et canadiennes
Rodolphe Audette, né en 1843 à Beaumont, était le fils de Flore Fraser et de Jean-Léon Audette. Flore Fraser était la petite fille de Hugh (Augustin) Fraser, un soldat écossais du 78e régiment des Fraser Highlanders. Le 78e régiment participa à la bataille des Plaines d’Abraham et celle de Sainte-Foy. Cantonné à Beaumont en 1761, Hugh s’était épris de Françoise Adam, une des filles d’un notaire local. En 1763, Fraser obtint du général Murray la permission de se marier à la demoiselle de son coeur. L’historien Benjamin Sulte dira plus tard : Ce sont les Écossais qui ont gagné le cœur du Canada, et ce sont les Canadiennes qui ont gagné le cœur des Écossais ». Hugh Fraser s’était établi comme cabaretier, négociant et marchand. Il acheta, loua et revendit des terres. La génération suivante fut active dans le négoce et le commerce.
L’église de Beaumont, ou se sont mariés Françoise Adam et Hugh Fraser, et ou furent baptisés plusieurs descendants, dont Rodolphe Audette
À la troisième génération, Thomas Fraser, frère de Flore Fraser, solidement établi à Pointe-Lévy, voulut encourager l’éducation des jeunes Canadiens. Pour l’établissement d’un collège, il donna en 1851 un terrain de 80 000 pi.c., dont la valeur actualisée s’élèverait $ 1,25 million. Une condition essentielle associée à ce don fut : « que le collège fournisse et donne l’instruction et le logement à un enfant de sa famille pour toujours et aussi longtemps que le collège existera ». Rodolphe Audette aura-t-il bénéficié de la générosité de son oncle Thomas? C’est à voir.
Le collège de Lévis en 1853. Derrière le jeu de balle, une vue sur la terre de Thomas Fraser, sur le Saint-Laurent et Beauport
Le collège de Lévis était alors tenu par les Frères des Écoles Chrétiennes. Leur engagement était de former des jeunes garçons pour leur permettre d’occuper des emplois dans le commerce, l’industrie et l’agriculture. Si Rodolphe Audette fréquenta le collège, ce fut peu de temps après l’ouverture, bien avant Alphonse Desjardins, né en 1854.
À la recherche d’un emploi
Le 10 décembre 1862, à l’âge de 18 ans, Rodolphe Audette offrit ses services à Thibaudeau et Cie, l’un des principaux marchands de Québec : « Ayant entendu dire qu’il y a une place de commis comptable vacante dans votre établissement, et désirant me procurer une situation, je prends la liberté de vous offrir mes services et j’ose me flatter qu’avec un peu d’expérience, je serai capable de remplir la place à votre entière satisfaction. » Il est tout à fait probable que son offre de services fut accueillie peu de temps après car la lettre qu’il avait adressée fut plus tard retrouvée dans les dossiers de l’entreprise.
Offre de services à Thibaudeau & Frères par Rodolphe Audette le 10 décembre 1862. (Source: Archives de Rodolphe Audette, arrière-petit-fils de Rodolphe Audette et d’Élise Morency)
Rodolphe Audette et Élise Morency se sont mariés à l’église Notre-Dame de Lévis le 14 mai 1867. Élise était née à Beaumont. Sa mère était Caroline Robitaille, mariée en seconde noce à Thomas Fraser.
En résidence l’hiver dans le Vieux-Québec, l’été à Lévis
Le répertoire des adresses de Québec en 1867 indique que Rodolphe Audette et sa jeune épouse demeuraient au 37½, rue Richelieu. Cinq ans plus tard, il est décrit comme comptable dans le répertoire. Successivement, les Audette ont demeuré rues D’Aiguillon, Couillard, Saint-Jean, pour finalement prendre logis en 1889 au No 1, rue Collins (auj. rue de l’Hôtel-Dieu), à la jonction avec la rue Charlevoix, devant la Chapelle de l’Hôtel-Dieu.
La chapelle et l’entrée du monastère des soeurs Augustines, rue CharlevoixDe 1893 à 1921, en résidence à 1, Collins, rue qui conduisait de la rue Saint-Jean à l’ancienne entrée de l’Hôtel-Dieu, rue Charlevoix
Une résidence d’été à Lévis
En 1891, au décès de Thomas Fraser, les Audette héritèrent du domaine que l’oncle occupait sur la falaise de Lévis depuis 1837. Et c’est là qu’en 1910, il se fit construire une grande maison de prestige pour lui servir de résidence d’été afin de profiter en famille d’une vue exceptionnelle sur le Vieux-Québec et le fleuve Saint-Laurent.
La progression fulgurante d’une carrière chez Thibaudeau et Frères
On peut lire dans la biographie d’Isidore Thibaudeau, président de Thibaudeau et Frères, que Rodolphe Audette avait d’abord été commis, puis comptable. Les grands-parents de Thibaudeau avaient été chassés d’Acadie en 1755. Animé par un esprit d’entreprise hors du commun, il fonda vers 1850 une maison de commerce qui devint l’une des plus importantes au pays. En 1860, Thibaudeau était un des francophones les plus riches de Québec. Il valait entre 150 000$ et 200 000$ (auj. 7 millions), une fortune si l’on considère que le salaire d’un journalier était sous un dollar par jour. L’activité principale de l’entreprise était l’importation et le commerce de nouveautés en gros, avec antenne à Manchester, et entrepôts à Québec et Montréal. Vers 1885, Rodolphe Audette s’était mérité la pleine confiance de son patron. Thibaudeau le nomma d’abord commis en chef. Il en fit par la suite son actionnaire associé.
L’édifice Thibaudeau et Frères, construit en 1880 et agrandi en 1894 par Rodolphe AudetteLa batterie Dauphine, Place Royale, l’édifice Thibaudeau et le Louis JollietLe traversier »South » et l’édifice Thibaudeau & Frères, dominant la basse-ville
Rodolphe Audette, à la Banque Nationale et chez Thibaudeau & Frères
En 1859, Isidore Thibaudeau avait été l’un des fondateurs de la Banque Nationale avec Ulric-Joseph Tessier, Guillaume-Eugène Chinic, Olivier Robitaille, Cirice Têtu, Abraham Hamel, Octave Crémazie, François Vézina et Hector-Louis Langevin. Thibaudeau occupa la présidence de la banque de 1879 à 1889. Il conserva un siège au conseil jusqu’à son décès survenu en 1893. L’année suivante, Rodolphe Audette entra au conseil de la banque. En 1896, il accéda à la présidence. En 1900, la banque chapeautait 20 succursales dans l’est de la province. Audette occupa la présidence sans interruption jusqu’à son décès en 1921, un total de 25 ans. Au commencement, la Banque Nationale réfléta ainsi le dynamisme d’entrepreneurs de différentes origines nationales. Pendant ses années à la présidence, Rodolphe Audette continua de diriger les activités de Thibaudeau & Frères dont l’entrepôt était situé à une centaine de pas du siège de la Banque.
En 1900, les dirigeants de la Banque Nationale. Au centre, Rodolphe Audette, présidentPremier billet de la Banque Nationale, 28 avril 1860L’édifice de la Banque Nationale, rue Saint-Pierre, construit en 1893. À remarquer, comme pour la maison Audette, le balcon d’entrée, soutenu par des doubles colonnes.
Le jugement du Tribunal de l’histoire et les critères de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme
La maison d’été que Rodolphe Audette s’était fait construire en 1910 constitue le seul héritage tangible qui nous rattache à la présence de cette personnalité dans le monde du commerce et de la finance québécoise et canadienne entre 1890 et 1920. Rodolphe Audette a joué un rôle clé dans l’histoire de notre développement économique. Les trois membres du comité de démolition de la ville de Lévis, formant en quelque sorte un Tribunal de l’histoire, doivent décider en fonction des critères stipulés dans la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme :
1. Critères obligatoires
l’état de l’immeuble visé par la demande
la détérioration de l’apparence architecturale
du caractère esthétique ou de la qualité de vie du voisinage,
le coût de la restauration,
l’utilisation projetée du sol dégagé et tout autre critère pertinent
2. Tout autre critère pertinent (LAU 148.0.10., paragraphe 5)
les motifs de la démolition ;
l’état de l’immeuble visé par la demande ;
les caractéristiques architecturales du bâtiment, ses qualités intrinsèques et extrinsèques ainsi que les qualités de vie du milieu environnant;
le potentiel de restauration et de recyclage de l’immeuble;
l’utilisation projetée du sol dégagé incluant l’aménagement du terrain ;
le préjudice causé aux locataires, s’il y a lieu ;
les besoins de logement dans les environs, s’il y a lieu ;
la possibilité de relogement de locataires, s’il y a lieu ;
la valeur historique et patrimoniale de l’immeuble et de son secteur;
la fonction et l’utilité de l’immeuble pour l’intérêt de la collectivité;
la rareté et l’unicité de l’immeuble ;
la cohérence ou non avec les règlements sur les PIIA relatifs aux secteurs d’intérêt patrimonial et aux bâtiments de grande valeur patrimoniale ;
la protection ou la reconnaissance de l’immeuble en vertu d’une loi provinciale ou fédérale ;
l’admissibilité de l’immeuble à un programme d’aide à la restauration ou à la rénovation ;
l’importance urbanistique de l’immeuble dans son contexte historique ;
Les fondements du développement durable ;
Tout autre critère jugé pertinent par le comité ;
Conclusion
Il y a suffisamment de critères dans la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme pour permettre au comité de démolition de Lévis de se prononcer objectivement contre la demande en démolition de la Maison Rodolphe-Audette et ainsi donner aux gouvernements locaux et supérieurs l’occasion de prendre leurs responsabilités à l’égard de cet important élément de notre patrimoine québécois et canadien.