Le débarcadère à la Traverse de Lévis, rue Laurier vers 1900, et aujourd’hui quelque 120 ans plus tard

Les bâtiments qui faisaient le pittoresque de la rue Laurier à l’époque de M. Desjardins ont presque tous disparu, en commençant par le Bureau de poste, démoli en 1955 pour des raisons discutables. En 2012, on ne retrouve plus que deux édifices sur les huit qui faisaient partie de ce décor spécial. Tout cela en moins de 60 ans.

En 1991, lors de consultations publiques sur l’aménagement du secteur de la Traverse, un citoyen proposa la reconstruction de la rue Laurier telle qu’elle se trouvait à l’époque de M. Desjardins. En septembre 2009, une demande semblable fut déposée à l’occasion de la consultation sur le Plan d’aménagement du secteur de la Traverse. Sur l’autre rive à Québec, rappelons que la reconstruction de Place Royale dans les années 60’ en a fait un endroit incontournable lors d’une visite au Vieux-Québec.

Dans les prochains mois, l’on verra si le secteur ancien de la Traverse sera aménagé pour refléter les repères de notre passé, ou si nous hériterons d’un bel espace public anonyme comme il s’en trouve des centaines en bordure des nombreux cours d’eau de l’Amérique du Nord. Les paris sont ouverts.

 

Mise au point en date du 23.04.2017  suite à la lecture d’un  »reportage choc » dans Le Soleil  du  20.04.2004    –

http://fr.misc.transport.rail.narkive.com/9WKx4Or8/

Ce que le Comité de Quartier du Vieux-Lévis n’est pas

Suite à des demandes répétées d’identifier les membres du CQVL, un comité informel de citoyens résidant dans le quartier du Vieux-Lévis, nous croyons nécessaire de faire ici une mise au point.

Le CQVL n’est pas un organisme officiel, enregistré, patenté, structuré, hiérarchisé, ni mandaté de quelque façon que ce soit par quelque groupe d’intérêt que ce soit pour atteindre des objectifs occultes, politiques ou autres que celui de manifester notre désapprobation devant les projets de la Ville de Lévis en ce qui concerne notre quartier, spécialement dans le domaine de la démolition d’anciens bâtiments et de la construction de gros édifices modernes dans ce secteur.

Le CQVL n’a jamais eu la prétention, ni affirmée ni implicite, de parler au nom de tous les résidents du Vieux-Lévis. Le CQVL est composé de quelques membres actifs au sens informel de « participants réunis ». Le CQVL est suivi et encouragé par au moins une centaine d’individus sympathisants d’ici et d’ailleurs, et appuyé par plusieurs organismes qui s’intéressent aux choses historiques, patrimoniales ou urbaines.

Le CQVL ne prétend pas non plus parler d’autorité. Notre regroupement sert uniquement à prêter voix à des citoyens ordinaires qui, non, ne se cachent pas derrière un acronyme, et qui, oui, ont le droit de s’exprimer publiquement, et d’inviter leurs concitoyens à se manifester s’ils le désirent, à se joindre à nous s’ils le souhaitent, et à participer à leur mesure ou pas du tout à protéger le Vieux-Lévis en tant que quartier à caractère patrimonial. À défaut de publier une liste de noms sur ce blogue, nous nous sommes régulièrement exposés en personne dans les médias et aux réunions du Comité de démolition ainsi qu’aux séances du Conseil de Ville de Lévis. Si nous souhaitions nous cacher dans l’anonymat, nous n’irions pas nous manifester en de tels endroits, où à chaque fois nous avons pris la parole, en nous identifiant personnellement.

Jusqu’ici, nous avons surtout tenté de sauver quelques bâtiments de la démolition, et force est de constater (appels et autres procédures étant toujours en cours…) que rien, mais alors là, rien n’est gagné, contrairement à ce que beaucoup semblent croire. Nous avons aussi œuvré à alerter (et non pas alarmer) nos concitoyens devant les menaces qui pèsent sur l’intégrité physique et de là, vocationnelle, de notre quartier.

Nous ne faisons pas de désinformation urbanistique ni architecturale, nous exprimons des opinions sur ce qui nous est proposé par les promoteurs immobiliers et par la Ville, en tant que simples citoyens résidents du quartier. Nous avons droit de ne pas aimer la densification, les édifices modernes, massifs et hauts. Nous avons le droit de ne pas aimer voir disparaître les îlots de verdure où jouent nos enfants, et il n’est nul besoin d’être diplômés d’urbanisme ou d’architecture pour nous désoler à haute voix des transformations qui ont cours dans nos rues.

Le CQVL n’est ni contre la Ville de Lévis et son actuelle administration, ni contre toute forme de développement dans le Vieux-Lévis. Nous critiquons la Ville, son administration actuelle, et ses choix. Le CQVL a déjà exprimé ses objectifs très clairement et à plusieurs reprises, en son nom, en tant que regroupement spontané.

Les membres actifs du CQVL ne parlent pas au nom des citoyens du Vieux-Lévis, ils parlent au nom de leur groupe, et joignent à leur voix celles de leurs sympathisants, qui se manifestent ici sur le blogue (cliquez et vous verrez par vous-même) ou sur notre page Facebook.

Les membres du CQVL sont libres de publier leur nom sur ce blogue s’ils le veulent, mais lorsqu’ils rédigent un article, ils signent leur texte.

Si le CQVL n’était qu’une seule personne, il n’en demeurerait pas moins légitime, et nécessaire.

Nous invitons cordialement toutes les personnes en faveur de la démolition des vieux bâtiments du quartier, de sa densification et de la construction de gros édifices dans nos rues à former un comité, et à faire entendre leurs voix.

Je suis un membre actif du CQVL, je m’appelle Éric Fortier, je vis dans la Côte du Passage, et je ne suis pas d’accord avec ce que la Ville de Lévis laisse faire dans mon quartier, et je le dis ici.

Passez le mot!

En appui à cette lettre, voici quelques uns des membres actifs du comité de quartier du Vieux-Lévis :

Jean-Marie Doré
Rose-Lise Lamontagne
Nathalie Bisson

Démolition des 35-37, Côte du Passage

Extrait du journal Le Peuple, édition du mercredi 1 février 2012
en page 33.

La ville essaie de nous en passer une vite

Extrait du journal Le Peuple, édition du mercredi 1 février 2012
en page 12 dans la section Opinions.

Extrait (omis de l’édition du Devoir du 25 janvier 2012) d’un texte de Marcel Junius

Relisons Georges-Émile Lapalme, ministre des Affaires culturelles. «Horrifié, j’avais assisté, année après année, aux actes de vandalisme de la puissance publique et des intérêts privés, actes encouragés par le conseil municipal de Québec et détruisant le Vieux-Québec en même temps que l’esthétique de la ville. […] Sous mes yeux, l’Hôtel-Dieu construisait ce péché mortel que Duplessis lui-même dénonçait. En Chambre, de session en session, j’avais crié mon indignation et Maurice Duplessis m’avait approuvé sans toutefois arrêter la chute des pierres parlantes de notre histoire» (Georges-Émile Lapalme, Mémoires, tome 3).

Suggestion de M. Pierre Blouin

Pour plus de détails : http://m.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/341148/urbanisme-les-pierres-parlantes-de-notre-histoire